Atorvastatine NOBEL

Composition

Principes actifs

Atorvastatinum ut Atorvastatinum calcicum trihydricum.

Excipients

Noyau du comprimé: Calcii carbonas (E170), Lactosum monohydricum (32,08 mg par comprimé pelliculé à 10 mg, 64,15 mg par comprimé pelliculé à 20 mg, 128,30 mg par comprimé pelliculé à 40 mg et 256,60 mg par comprimé pelliculé à 80 mg), Cellulosum microcristallinum (E460i), Carmellosum natricum conexum (E468), Polysorbatum 80 (E433), Hydroxypropylcellulosum (E463), Magnesii stearas (E470b).

Enrobage: Pour les comprimés pelliculés à 10 mg, 20 mg et 40 mg: Poly(alcohol vinylicus) (E1203), Titanii dioxidum (E171), Talcum (E553b), Lecithinum (E322), Xanthani gummi (E415).

Pour les comprimés pelliculés à 80 mg: Poly(alcohol vinylicus) (E1203), Titanii dioxidum (E171), Talcum (E553b), Glyceroli monocaprylocapras (Typ I), Natrii laurilsulfas (E487).

Un comprimé pelliculé contient maximum 1,13 mg de sodium par comprimé pelliculé à 10 mg, 2,25 mg de sodium par comprimé pelliculé à 20 mg, 4,5 mg de sodium par comprimé pelliculé à 40 mg et 9,06 mg de sodium par comprimé pelliculé à 80 mg.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés à 10 mg, 20 mg, 40 mg ou 80 mg datorvastatine (sous forme datorvastatine calcique trihydratée).

Les comprimés pelliculés de Atorvastatine NOBEL à 20 mg, 40 mg et 80 mg présentent une rainure et peuvent être divisés en deux.

Indications/Possibilités d’emploi

Réduction des taux trop élevés de cholestérol total, de cholestérol-LDL, dapolipoprotéine B et de triglycérides chez les patients présentant une hypercholestérolémie primaire, des formes mixtes dhyperlipidémie, et chez les patients atteints dhypercholestérolémie familiale, en complément du régime alimentaire, si ce dernier et dautres mesures non médicamenteuses ne permettent pas dobtenir un effet suffisant.

Réduction des taux trop élevés de cholestérol total et de cholestérol-LDL chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale à létat homozygote, en traitement complémentaire à dautres thérapies hypolipémiantes (p.ex. hémaphérèse des LDL) ou en monothérapie si dautres mesures thérapeutiques ne sont pas disponibles.

Prévention des événements cardiovasculaires chez les patients estimés à haut risque de développer un premier événement cardiovasculaire, en complément au traitement des autres facteurs de risque (voir «Propriétés/Effets»).

Posologie/Mode d’emploi

Avant dêtre traité par atorvastatine, le patient devra être soumis à un régime alimentaire destiné à faire baisser le taux de cholestérol, et devra continuer le régime pendant la durée du traitement par atorvastatine.

Les comprimés pelliculés de Atorvastatine NOBEL à 20 mg, 40 mg et 80 mg présentent une rainure et peuvent être divisés en deux.

Posologie usuelle

La dose initiale usuelle est de 10 mg datorvastatine 1× par jour. La posologie doit être définie individuellement en vue dobtenir des valeurs lipidiques normales, ce qui est lobjectif du traitement, et en fonction de la réponse du patient. Si des adaptations sont nécessaires, celles-ci devraient seffectuer à des intervalles de 4 semaines ou plus. La dose journalière maximale est de 80 mg 1× par jour.

La prise peut avoir lieu à nimporte quel moment de la journée au cours ou en dehors des repas.

Hypercholestérolémie primaire et formes mixtes dhyperlipidémie

Dans leur grande majorité, les patients répondent favorablement à ladministration de 10 mg datorvastatine 1× par jour. Un effet notable peut être observé en lespace de 2 semaines. En général, leffet maximal se manifeste au bout de 4 semaines déjà et se maintient en cas de traitement prolongé.

Hypercholestérolémie familiale à létat homozygote

Adultes: La posologie recommandée est de 10-80 mg/jr. Dans une étude menée chez des patients atteints dhypercholestérolémie familiale à létat homozygote, la plupart des patients a répondu à une posologie de 80 mg datorvastatine par une réduction du taux de cholestérol-LDL de plus de 15% (18-45%).

Prévention des maladies cardiovasculaires

Dans les études de prévention primaire, la dose évaluée était de 10 mg 1× par jour.

Traitement associé

Lassociation datorvastatine et de divers médicaments (p.ex. ciclosporine, clarithromycine, itraconazole et divers inhibiteurs de protéases) augmente le risque dapparition dune myopathie. Aussi faut-il respecter des recommandations posologiques différentes. Celles-ci sont mentionnées sous la rubrique «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature», ainsi que sous «Interactions».

Les interactions pharmacocinétiques découlant de lassociation de latorvastatine avec divers médicaments se trouvent sous la rubrique «Pharmacocinétique».

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Une insuffisance rénale ninfluence ni les concentrations plasmatiques, ni les effets de latorvastatine sur les lipides. Une adaptation de la posologie nest donc pas nécessaire (voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature»).

Patients âgés

On dispose dune expérience suffisante dans le traitement des patients âgés de 70 ans et plus avec des doses datorvastatine allant jusquà 80 mg/jr. Ainsi, chez les patients âgés, lefficacité et la tolérance aux dosages recommandés sont les mêmes que dans la population générale.

Enfants et adolescents

Atorvastatine NOBEL n’est pas autorisé pour une utilisation chez les enfants et les adolescents.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients conformément à la composition.

Patients souffrant dune pathologie active du foie ou présentant une élévation durable et dorigine incertaine des transaminases sériques à plus du triple de la valeur normale, dune cholestase et de myopathie.

Grossesse et allaitement (voir «Grossesse, Allaitement»).

En association avec les virostatiques glécaprévir/pibrentasvir dans le traitement dune infection par lhépatite C (voir «Mises en garde et précautions» et «Pharmacocinétique»).

Mises en garde et précautions

Effets sur la fonction hépatique

Les tests de la fonction hépatique ASAT (GOT), ALAT (GPT) doivent être effectués avant le début du traitement et par la suite, à intervalles réguliers. Les patients qui présentent pendant le traitement des signes ou des symptômes dune lésion du foie doivent subir un test de la fonction hépatique. Les patients qui développent une augmentation des transaminases doivent être placés en observation jusquau retour de celles-ci à des valeurs normales. Si lélévation de lALAT (GPT) ou de lASAT (GOT) à des valeurs supérieures à 3 fois la normale perdure, il est recommandé de réduire la posologie ou darrêter le traitement par atorvastatine.

Comme cest le cas pour dautres inhibiteurs de lHMG-CoA-réductase, on a également observé sous atorvastatine des valeurs de transaminases sériques modérément élevées. Ces changements, intervenus peu après le début du traitement, étaient dose-dépendants et souvent transitoires, non accompagnés de symptômes, et nont pas nécessité un arrêt du traitement. Dans le cadre des études cliniques, moins de 1% des patients ont présenté des élévations sensibles (plus de 3 fois la valeur normale) et persistantes de lactivité enzymatique. Dans les études cliniques, la fréquence de ces événements était respectivement de 0.2%, 0.2%, 0.6% et 2.3% pour les doses de 10 mg, 20 mg, 40 mg et 80 mg datorvastatine. Ces élévations nétaient, en général, pas accompagnées dictères ni dautres symptômes cliniques. Après réduction de la posologie, interruption ou arrêt du médicament, les transaminases sont retombées aux valeurs précédant le début du traitement.

Latorvastatine devrait être utilisée avec prudence chez les patients qui consomment des quantités non négligeables dalcool et/ou présentant un antécédent de maladie hépatique.

Prévention de laccident vasculaire cérébral lors dune baisse agressive du taux de cholestérol (SPARCL)

Une analyse post-hoc des sous-types daccident vasculaire cérébral a été réalisée chez les patients indemnes de cardiopathie coronarienne ayant récemment fait un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un accident ischémique transitoire (AIT). Les résultats ont montré que lincidence dun AVC hémorragique était plus élevée chez les patients qui avaient commencé un traitement par atorvastatine à 80 mg que chez les patients sous placebo. Le risque accru a été observé en particulier chez les patients qui avaient fait un infarctus hémorragique ou lacunaire avant leur inclusion dans létude. Le rapport bénéfice/risque dun traitement par atorvastatine à 80 mg est incertain chez le patient avec antécédents dinfarctus hémorragique ou lacunaire. En conséquence, le risque potentiel dun infarctus hémorragique doit être soigneusement évalué avant le début du traitement.

Œil

Sans aucun traitement médicamenteux, il faut sattendre avec le temps à une augmentation de la fréquence des opacifications du cristallin, comme conséquence du processus de vieillissement. Les données cliniques sur latorvastatine ne rapportent pas lexistence dun effet défavorable sur le cristallin de lœil humain.

Effets sur la musculature

La prise datorvastatine (comme la prise dautres inhibiteurs de lHMG CoA réductase) peut augmenter le risque de développer une myalgie, une myosite ou une myopathie. De rares cas de rhabdomyolyse, y compris dinsuffisance rénale aiguë consécutive à une myoglobinurie, ont été décrits. Une fonction rénale réduite à lanamnèse semble être un facteur de risque de survenue dune rhabdomyolyse. Ces patients ont par conséquent besoin dune surveillance clinique particulièrement attentive.

Dans de très rares cas, on a rapporté la survenue dune myopathie nécrosante auto-immune (immune-mediated necrotizing myopathy; IMNM) pendant ou après le traitement avec certaines statines. Les caractéristiques cliniques dune IMNM sont une faiblesse musculaire proximale persistante et une augmentation du taux de créatine-kinase dans le sérum sanguin qui perdure malgré larrêt du traitement par les statines.

Les patients doivent être informés quils devront se manifester immédiatement lors de lapparition de troubles musculaires, en particulier si ces troubles sont accompagnés de fièvre et/ou dépuisement. Le traitement datorvastatine doit être immédiatement interrompu en cas délévation significative des valeurs de la créatine phosphokinase (CPK), ou de diagnostic ou de suspicion de myopathie.

Il existe un risque accru de développement dune myopathie lorsque latorvastatine est co-administrée avec des médicaments qui augmentent la concentration systémique de latorvastatine. Les recommandations posologiques en cas dassociation de latorvastatine avec ces médicaments sont mentionnées dans le Tableau 1. De plus amples informations figurent sous les rubriques «Interactions» ainsi que «Pharmacocinétique».

Avant dassocier ces substances à latorvastatine, il est recommandé de mettre soigneusement en balance les risques et les bénéfices. Les recommandations posologiques (voir Tableau 1 et «Interactions») doivent être respectées. Une surveillance clinique particulièrement stricte du patient est nécessaire. Il faut choisir une dose de départ et le cas échéant, une dose dentretien aussi faibles que possible. On pourra recourir à des contrôles périodiques des CPK, ceux-ci noffrant toutefois aucune sécurité pour écarter une myopathie sévère.

Tableau 1: Substances interagissant de manière importante avec latorvastatine et recommandations dutilisation

Substances interagissantes

Recommandations dutilisation

Glécaprévir/pibrentasvir

La co-administration avec latorvastatine est contre-indiquée

Gemfibrozil,

Acide fusidique (utilisation systémique)

Éviter latorvastatine

Ciclosporine

Inhibiteurs de la protéase du VIH (tipranavir/ritonavir)

Inhibiteurs de la protéase de lhépatite C (télaprévir)

Ne pas utiliser plus de 10 mg datorvastatine par jour

Letermovir

Ne pas utiliser plus de 20 mg datorvastatine par jour

Inhibiteurs de la protéase du VIH (lopinavir/ritonavir, saquinavir/ritonavir, darunavir/ritonavir, fosamprénavir, fosamprénavir/ritonavir, nelfinavir)

Inhibiteurs de la protéase de lhépatite C (bocéprévir, elbasvir/grazoprévir, siméprévir*)

Érythromycine, clarithromycine

Itraconazole

Fibrates (excepté gemfibrozil)

Colchicine

Niacine

Antimycotiques azolés

Inhibiteurs de la NS5A/NS5B du VHC

Utiliser avec précaution et recourir à la plus faible dose nécessaire

* non autorisé en Suisse

Lutilisation datorvastatine nest pas recommandée chez les patients traités par lassociation letermovir/ciclosporine (voir «Interactions»).

Les inhibiteurs de lHMG-CoA-réductase (statines), y compris l’atorvastatine, ne doivent pas être associés à des préparations systémiques à base dacide fusidique.

On a rapporté des cas de rhabdomyolyse (y compris quelques décès) chez des patients ayant reçu des préparations systémiques à base dacide fusidique en association avec des statines (voir «Interactions»).

Il convient darrêter la prise de Atorvastatine NOBEL pendant tout traitement systémique par acide fusidique qui savère indispensable. Les patients doivent recevoir la consigne de consulter immédiatement un médecin sils remarquent des signes de faiblesse, de douleurs ou de sensibilité musculaires.

Le traitement par les statines peut reprendre 7 jours après la dernière prise dacide fusidique.

Dans les cas exceptionnels, lorsquun traitement systémique par acide fusidique simpose en continu, lassociation de Atorvastatine NOBEL et dacide fusidique ne doit être envisagée quau cas par cas et sous stricte surveillance médicale.

Diabète

Il existe des indices suggérant que les statines en tant que classe de substances augmentent la glycémie, et que chez certains patients porteurs dun risque élevé de développer un diabète futur, elles sont susceptibles de provoquer une hyperglycémie, qui requiert un traitement dantidiabétique adéquat. Ce risque est toutefois compensé par la réduction du risque vasculaire par les statines et ne devrait donc pas conduire à une interruption du traitement par les statines. En accord avec les directives nationales, les patients à risque (glycémie à jeun de 5.6 à 6.9 mmol/l, IMC >30 kg/m2, valeur élevée de triglycérides, hypertension), doivent être surveillés tant sur le plan clinique quen ce qui concerne les valeurs de laboratoire importantes.

Myasthénie

Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie préexistante ou une myasthénie oculaire (voir rubrique «Effets indésirables»). Atorvastatine NOBEL doit être arrêté en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée.

Détermination de la créatine-phosphokinase

La créatine-phosphokinase (CPK) ne devrait pas être mesurée après des efforts physiques intenses ou si une autre cause est susceptible de provoquer une élévation du taux de CPK, car cela complique linterprétation des données. Si, avant le début du traitement, les taux de CPK sont nettement augmentés (plus de 5 fois la limite supérieure de la normale) il faudrait procéder, à des fins de vérification, à de nouvelles mesures en lespace de 5 à 7 jours.

Examen avant le début du traitement

Les statines doivent être prescrites avec prudence aux patients présentant des facteurs prédisposant à lapparition dune rhabdomyolyse. Des mesures de la créatine-phosphokinase doivent être effectuées avant un traitement par les statines dans les cas suivants:

·atteinte de la fonction rénale,

·hypothyroïdie,

·myopathie héréditaire dans lanamnèse personnelle ou familiale,

·anamnèse indiquant des complications toxico-musculaires liées à ladministration dune statine ou de fibrates,

·abus dalcool,

·patients âgés (>70 ans). Une telle mesure doit être envisagée lorsque ce type de patients présente des facteurs prédisposant à lapparition dune rhabdomyolyse.

Dans de telles situations, il est nécessaire de procéder à une analyse précise des bénéfices et des risques, et deffectuer une surveillance clinique. Si, avant le traitement, les taux de CPK sont nettement augmentés (plus de 5 fois la limite supérieure de la normale), il convient de renoncer à commencer une thérapie.

Surveillance durant le traitement

Si au cours dun traitement par statines, un patient souffre de douleurs, de faiblesse ou de crampes musculaires, le taux de CPK doit être mesuré. Si le taux sanguin est significativement augmenté (plus de 5 fois la limite supérieure de la normale), le traitement doit être arrêté.

Larrêt du traitement doit être envisagé lorsque les symptômes musculaires se révèlent importants et quils constituent une gêne permanente, même si les taux de CPK sont inférieurs à 5 fois la limite supérieure de la normale.

Un nouveau traitement par la même statine ou une statine alternative peut être envisagé avec un dosage minimal et une surveillance accrue lorsque les symptômes disparaissent et que le taux de CPK sest normalisé.

Changement de traitement

La prudence est de mise en cas de changement de traitement vers une autre forme galénique et/ou un autre médicament contenant le même principe actif. Le patient doit alors faire l’objet d’une surveillance adaptée.

Excipients

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne devraient pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé c.-à-d. qu’il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Le risque de myopathie sous inhibiteur de lHMG-CoA-réductase est augmenté en cas de traitement simultané par la ciclosporine et dautres immunosuppresseurs, les fibrates, lacide nicotinique (niacine), des inhibiteurs du cytochrome P450 3A4/des transporteurs ou les antifongiques azolés (voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature» et «Pharmacocinétique»).

Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4: Latorvastatine est métabolisée par le CYP450 3A4. Ladministration simultanée datorvastatine et dinhibiteurs du CYP3A4 peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de latorvastatine. Limportance de linteraction et de la potentialisation des effets dépend de la variabilité des effets sur le CYP3A4.

·Erythromycine/clarithromycine: Chez les sujets sains, la prise simultanée dérythromycine 500 mg 4× par jour a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de latorvastatine. LAUC de latorvastatine après administration simultanée de 80 mg datorvastatine et de clarithromycine 500 mg 2×/jr était augmentée de manière significative (cf. «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Chez les patients qui reçoivent lassociation, la plus faible dose datorvastatine nécessaire doit être utilisée, et ce, avec prudence. En cas de doses datorvastatine supérieures à 20 mg, une surveillance clinique des patients est recommandée.

·Inhibiteurs de la protéase: Ladministration simultanée datorvastatine 10-40 mg et (dassociations) dinhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir) ou dinhibiteurs de la protéase de lhépatite C (p.ex. télaprévir, glécaprévir/pibrentasvir) a entraîné une augmentation significative des concentrations plasmatiques de latorvastatine (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Pour cette raison, chez les patients traités par lassociation dinhibiteurs de la protéase du VIH tipranavir/ritonavir ou par le télaprévir, un inhibiteur de la protéase de lhépatite C, la dose quotidienne de 10 mg datorvastatine ne doit pas être dépassée. Lutilisation simultanée de préparations contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir «Contre-indications»). Les patients qui prennent les inhibiteurs de la protéase du VIH lopinavir/ritonavir, saquinavir/ritonavir, darunavir/ritonavir, fosamprénavir, fosamprénavir/ritonavir, nelfinavir ou les inhibiteurs de la protéase de lhépatite C bocéprévir, elbasvir/grazoprévir ou siméprévir (non autorisé en Suisse) doivent être traités avec prudence et à la plus faible dose datorvastatine nécessaire. Les patients doivent faire lobjet dune étroite surveillance.

·Cimétidine: Aucune interaction cliniquement significative na été rapportée dans une étude des interactions entre latorvastatine et la cimétidine (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»).

·Diltiazem: Lors de ladministration simultanée dune dose unique datorvastatine (40 mg) et de diltiazem (240 mg par jour à létat déquilibre [steady state]), on a observé une augmentation des concentrations plasmatiques de latorvastatine (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»).

·Itraconazole: Ladministration concomitante datorvastatine (20-40 mg) et ditraconazole (200 mg) était associée à une augmentation de lAUC de latorvastatine (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Les patients recevant cette association doivent être traités avec prudence et à la plus faible dose datorvastatine nécessaire.

·Jus de pamplemousse: Le jus de pamplemousse contient une ou plusieurs substances inhibitrices du CYP3A4; il peut donc entraîner une élévation du taux plasmatique de médicaments métabolisés via le CYP3A4, en particulier lors dune consommation excessive (>1,2 l/jr) (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»).

La prudence est par conséquent de mise lors de la prise simultanée dinhibiteurs du CYP3A4 (antibiotiques macrolides, y compris lérythromycine et la clarithromycine, le kétoconazole, litraconazole, le voriconazole, les inhibiteurs de la protéase, le diltiazem et la ciclosporine). Voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature».

Inhibiteurs des transporteurs: Latorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Ladministration concomitante de 10 mg datorvastatine et de 5.2 mg/kg/jr de ciclosporine a entraîné une augmentation de lexposition à latorvastatine (rapport AUC: 8.7, voir «Pharmacocinétique»). La ciclosporine est un inhibiteur du polypeptide transporteur danions organiques 1B1 (OATP1B1), de lOATP1B3, de la Multidrug Resistance Protein 1 (MDR1) et de la protéine de résistance du cancer du sein (breast cancer resistance protein, BCRP) ainsi que du CYP3A4, cest pourquoi elle augmente lexposition à latorvastatine. La dose quotidienne de 10 mg datorvastatine ne doit pas être dépassée (voir «Mises en garde et précautions - Tableau 1»). Une surveillance clinique de ces patients est recommandée.

Le glécaprévir et le pibrentasvir sont des inhibiteurs de lOATP1B1, de lOATP1B3, de la MDR1 et de la BCRP, cest pourquoi ils augmentent lexposition à latorvastatine. Lutilisation simultanée de préparations contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).

Lutilisation simultanée datorvastatine 20 mg et de letermovir (480 mg par jour) a entraîné une augmentation de la concentration plasmatique datorvastatine (rapport AUC: 3.29; voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Le letermovir inhibe les transporteurs defflux que sont la P-gp, la BCRP, la MRP2, lOAT2 et les transporteurs hépatiques que sont lOATP1B1 et lOATP1B3, ce qui entraîne une augmentation de la concentration plasmatique datorvastatine. La dose quotidienne de 20 mg datorvastatine ne doit pas être dépassée (voir «Mises en garde et précautions - Tableau 1»). Lampleur des interactions induites par le CYP3A et lOATP1B1/1B3 peut varier en cas dutilisation simultanée de letermovir et de ciclosporine. De ce fait, lutilisation datorvastatine nest pas recommandée chez les patients traités avec lassociation letermovir/ciclosporine.

Lelbasvir et le grazoprévir sont des inhibiteurs de lOATP1B1, de lOATP1B3, de la MDR1 et de la BCRP, cest pourquoi ils augmentent lexposition à latorvastatine. Les patients qui reçoivent cette association doivent être traités avec prudence et à la plus faible dose datorvastatine nécessaire (voir «Mises en garde et précautions - Tableau 1»). La dose quotidienne datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg.

Inducteurs du cytochrome P450 3A4: Ladministration simultanée datorvastatine et dinducteurs du CYP3A4 (p.ex. efavirenz, rifampicine) peut entraîner une diminution dimportance variable des concentrations plasmatiques de latorvastatine. En raison du double mécanisme dinteraction de la rifampicine (induction du CYP3A4 et inhibition du transporteur de la captation hépatique OATP1B1), il est conseillé de prendre latorvastatine et la rifampicine simultanément, car la prise de latorvastatine à distance de la rifampicine a été associée à une réduction significative des concentrations plasmatiques de latorvastatine (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»).

Digoxine: La prise concomitante de doses multiples de digoxine et de 10 mg datorvastatine na entraîné aucune élévation de la concentration plasmatique de digoxine à létat déquilibre. En revanche, la concentration plasmatique de digoxine a augmenté après la prise concomitante de digoxine et de 80 mg datorvastatine par jour (rapport AU: 1.15; voir «Pharmacocinétique - Tableau 3»). Les patients sous digoxine doivent donc être surveillés en conséquence.

Gemfibrozil/fibrates: La prise simultanée de fibrates peut augmenter le risque de survenue dune myopathie déclenchée par latorvastatine. Selon les résultats détudes in vitro, le gemfibrozil inhibe la glucuronidation de latorvastatine. Ceci peut éventuellement conduire à une augmentation des taux plasmatiques datorvastatine (voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Lutilisation simultanée de gemfibrozil et datorvastatine doit être évitée. Lutilisation simultanée dautres fibrates et datorvastatine doit être effectuée avec prudence (voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature»).

Azithromycine: Ladministration simultanée datorvastatine (10 mg 1× par jour) et dazithromycine (500 mg 1× par jour) na pas entraîné de modification des taux plasmatiques de latorvastatine.

Contraceptifs oraux: La prise simultanée datorvastatine et de contraceptifs oraux contenant de la noréthindrone et de léthinylestradiol a entraîné des élévations de lAUC de la noréthindrone (rapport AUC: 1.28) et de léthinylestradiol (rapport AUC: 1.19; voir «Pharmacocinétique - Tableau 3»). Cette information devrait être prise en compte dans le choix de la posologie dun contraceptif oral.

Inhibiteurs de la glycoprotéine P: Latorvastatine et certains de ses métabolites sont des substrats de la glycoprotéine P. Les inhibiteurs de la glycoprotéine P (p.ex. la ciclosporine) peuvent augmenter la biodisponibilité de latorvastatine.

Colestipol: les concentrations plasmatiques datorvastatine ont été abaissées par la prise concomitante de colestipol (rapport des concentrations: 0.74; voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»). Toutefois, après la prise simultanée datorvastatine et de colestipol, labaissement du taux de lipides a été plus prononcé quaprès la prise unique de lun ou lautre des médicaments.

Antiacides: la prise simultanée dune suspension dantiacide à base de magnésium et dhydroxyde daluminium comme principes actifs et datorvastatine a entraîné un abaissement de la concentration plasmatique de latorvastatine (rapport AUC: 0.66; voir «Pharmacocinétique - Tableau 2: Al/Mg hydroxide»). Labaissement du cholestérol-LDL est resté inchangé.

Phénazone: latorvastatine na montré aucun effet sur la pharmacocinétique de la phénazone; il ny a donc pas lieu de sattendre à la possibilité dinteractions avec des médicaments subissant une dégradation par les mêmes isoenzymes du cytochrome.

Dérivés de la coumarine (warfarine): Ladministration simultanée datorvastatine et de warfarine a entraîné une légère diminution du temps de prothrombine au début du traitement par atorvastatine; le temps de prothrombine sest toutefois normalisé en lespace de 2 semaines. Il nen demeure pas moins que les patients sous warfarine doivent continuer à être surveillés régulièrement si un traitement par atorvastatine est instauré simultanément. Des cas isolés dallongement du temps de prothrombine et de lINR ont été rapportés lors de la prise concomitante datorvastatine et de warfarine.

Colchicine: Des cas de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, ont été décrits lors de ladministration simultanée datorvastatine et de colchicine. Aussi ces médicaments ne doivent-ils être associés quavec prudence.

Sulfonylurées: des cas isolés dhyperglycémie ont été observés lors de ladministration concomitante datorvastatine et de sulfonylurées.

Amlodipine: une étude dinteractions médicamenteuses menée chez des volontaires sains ayant reçu simultanément 80 mg datorvastatine et 10 mg damlodipine a mis en évidence une augmentation de lexposition à latorvastatine cliniquement non significative (rapport AUC: 1.18; voir «Pharmacocinétique - Tableau 2»).

Préparations systémiques à base dacide fusidique: aucune étude dinteraction na été effectuée avec latorvastatine et lacide fusidique. Lassociation de statines, y compris de Atorvastatine NOBEL, avec de lacide fusidique peut entraîner lapparition dune rhabdomyolyse à lissue potentiellement fatale. On a rapporté des cas de rhabdomyolyse (y compris quelques décès) chez des patients ayant reçu des préparations systémiques à base dacide fusidique en association avec des statines (voir «Mises en garde et précautions»). Le mécanisme de cette interaction demeure inconnu.

Il convient darrêter la prise de Atorvastatine NOBEL pendant tout traitement systémique par acide fusidique qui savère indispensable.

Le traitement par Atorvastatine NOBEL peut reprendre sept jours après ladministration de la dernière dose dacide fusidique.

Grossesse, Allaitement

Latorvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et lallaitement.

Grossesse

Lathérosclérose est un processus chronique, et linterruption dun traitement hypolipémiant pendant la grossesse devrait, à long terme, navoir quune faible influence sur le résultat du traitement dune hypercholestérolémie primaire. En outre, le cholestérol et dautres molécules intervenant dans la biosynthèse du cholestérol représentent des composants essentiels au développement fœtal. Ceci sapplique à la synthèse des stéroïdes et des membranes cellulaires. En tant quinhibiteur de la HMG CoA-réductase, latorvastatine peut, si elle est administrée à une femme enceinte, être délétère pour le fœtus suite à la réduction de la biosynthèse du cholestérol.

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des mesures de contraception adéquates. Si une patiente commence une grossesse au cours dun traitement par atorvastatine, le médicament devra être arrêté et la patiente rendue attentive au risque existant pour le fœtus.

Allaitement

On ignore si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Etant donné le risque potentiel encouru par le nourrisson, les mères sous traitement par atorvastatine doivent sabstenir dallaiter (voir «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

A cause deffets indésirables possibles, la capacité de réaction, laptitude à conduire un véhicule et à utiliser des outils et des machines peuvent être altérées.

Effets indésirables

Parmi les 16066 patients traités en moyenne durant 53 semaines, 5.2% des patients sous atorvastatine ont interrompu leur traitement en raison deffets indésirables versus 4.0% des patients sous placebo (source: base de données des essais cliniques contrôlés par placebo avec 8755 patients sous atorvastatine vs. 7311 patients sous placebo).

Les études cliniques ainsi que les nombreuses expériences liées à lusage quotidien datorvastatine fournissent le profil de tolérance décrit ci-après.

Les effets indésirables sont rangés par classes de système d’organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante: fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10000 à <1/1000), très rares (<1/10000), inconnus (provenant essentiellement des déclarations spontanées issues de la surveillance post-marketing, la fréquence exacte ne peut pas être estimée).

Infections et infestations

Fréquents: rhinopharyngite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rares: thrombopénie.

Affections du système immunitaire

Fréquents: réactions allergiques.

Très rares: réactions anaphylactiques.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents: hyperglycémie.

Occasionnels: hypoglycémie, anorexie, poids augmenté.

Affections psychiatriques

Occasionnels: insomnie, cauchemars.

Affections du système nerveux

Fréquents: céphalées.

Occasionnels: vertiges, paresthésies, hypoesthésies, dysgueusie.

Rares: neuropathie périphérique.

Très rares: amnésie, perte du goût.

Inconnus: myasthénie.

Affections oculaires

Occasionnels: vision floue.

Rares: trouble visuel.

Inconnus: myasthénie oculaire.

Affections de loreille et du labyrinthe

Occasionnels: acouphène.

Très rares: perte auditive.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents: douleurs pharyngées et laryngées, saignement de nez.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: constipation, ballonnements, dyspepsie, nausée, diarrhée.

Occasionnels: douleurs abdominales, vomissement, éructation.

Rares: pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Occasionnels: hépatite.

Rares: cholestase.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Occasionnels: rash cutané, prurit, alopécie, urticaire.

Rares: angio-œdème.

Très rares: syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Debré-Lamy-Lamotte, érythème polymorphe.

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Fréquents: myalgie, arthralgie, douleurs dans les membres, douleurs musculo-squelettiques, crampes musculaires, articulations gonflées.

Occasionnels: dorsalgie, cervicalgie, fatigue musculaire.

Rares: myosite, ténosynovite, myopathie, rhabdomyolyse.

Très rares: rupture tendineuse.

Inconnus: myopathie nécrosante à médiation immunitaire (voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature»).

La rhabdomyolyse est une maladie potentiellement mortelle (voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature»).

Affections des organes de reproduction et du sein

Rares: impuissance.

Troubles généraux

Occasionnels: malaise, fatigue, asthénie, œdèmes périphériques, douleurs thoraciques, fièvre.

Investigations

Fréquents: anomalie des tests hépatiques, augmentation des taux sériques de créatine phosphokinase.

Occasionnels: leucocytes urinaires.

Les effets indésirables graves suivants ont en outre été décrits pour cette classe de substances: syndrome dhypersensibilité, y compris syndrome de type lupus érythémateux, vasculite, purpura, anémie hémolytique, hépatite chronique évolutive, rares: cirrhose et nécrose hépatique fulminante.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Il nexiste pas de traitement spécial pour les cas de surdosage. Si un cas de surdosage se présente, il conviendra dadministrer au patient un traitement symptomatique et, si nécessaire, de prendre des mesures de soutien. Il convient de réaliser des tests de la fonction hépatique et de contrôler les taux sériques de CPK. Etant donné la forte capacité du principe actif à se lier aux protéines du plasma, il ne faut pas escompter une accélération significative de la clairance de latorvastatine par hémodialyse.

Propriétés/Effets

Code ATC

C10AA05

Mécanisme d’action

Voir «Pharmacodynamique».

Pharmacodynamique

Latorvastatine est un inhibiteur compétitif de la HMG-CoA-réductase. Cette enzyme catalyse la conversion de la 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A en mévalonate, précurseur des stérols, y compris du cholestérol. Dans le foie, les triglycérides et le cholestérol sont incorporés dans les VLDL et délivrés dans le plasma pour être transportés vers les tissus périphériques. Les LDL (low density lipoproteins) sont formées à partir des VLDL et sont dégradées préférentiellement par le récepteur LDL de haute affinité.

Latorvastatine abaisse les taux plasmatiques de cholestérol et de lipoprotéines en inhibant la HMG-CoA-réductase ainsi que la synthèse du cholestérol dans le foie, et augmente ainsi le nombre de récepteurs LDL hépatiques à la surface des cellules, ce qui a pour effet de stimuler le captage et la dégradation des LDL.

Latorvastatine fait baisser la production des LDL ainsi que le taux de particules LDL. Latorvastatine entraîne une stimulation profonde et durable de lactivité des récepteurs LDL, associée à une modification qualitative favorable des particules LDL circulantes.

Efficacité clinique

Latorvastatine entraîne une baisse significative du cholestérol-LDL chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale à létat homozygote.

Dans une étude de dose-effet, on a pu montrer que latorvastatine abaisse les taux de cholestérol total (30-46%), de cholestérol-LDL (41-61%), dapolipoprotéine B (34-50%) et de triglycérides (14-33%), et provoque simultanément, à des degrés variables, une élévation des taux de cholestérol-HDL et dapolipoprotéine A. Des résultats similaires ont été observés dans une même mesure chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale à létat hétérozygote, des formes mixtes dhyperlipidémie et des formes non familiales dhypercholestérolémie, y compris les patients souffrant de diabète sucré non insulino-dépendant. Dans les formes mixtes de dyslipidémies riches en triglycérides, une diminution efficace du taux de triglycérides peut être obtenue par un traitement par niacine ou fibrates.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Dans létude ASCOT (Anglo-Scandinavian Cardiac Outcomes Trial), une étude à double insu et contrôlée par placebo, les patients, recevant ou non un traitement antihypertenseur, ont été randomisés soit dans un groupe de traitement par amlodipine, soit dans un groupe de traitement par bêtabloquant. Les patients présentant un taux de cholestérol total ≤6.5 mmol/l (soit 251 mg/dl) remplissaient le critère dinclusion pour le bras de létude avec hypolipémiant (ASCOT-LLA). Ils ont été randomisés dans deux groupes et ont reçu soit 10 mg datorvastatine, soit un placebo. Dans ce bras de létude, la durée de suivi a été de 3.3 ans.

Les patients devaient présenter au moins 3 des facteurs de risque cardiovasculaire suivants: hypertrophie ventriculaire gauche, modifications spécifiques de lECG (axe à gauche, ondes Q, bloc de branche gauche, modifications des segments ST-T typiques dune cardiopathie ischémique), diabète de type 2, vasculopathie athérosclérotique périphérique, antécédent dévénement cérébrovasculaire, sexe masculin, âge ≥55 ans, protéinurie/albuminurie, tabagisme (>20 cigarettes par semaine), quotient cholestérol total sur cholestérol-HDL >6, antécédent de cardiopathie coronaire chez un parent du premier degré.

19342 patients ont été inclus dans létude, dont 10305 dans le bras avec hypolipémiant (strate avec cholestérol total ≤6.5 mmol/l). Un cinquième des patients était de sexe féminin. Le taux dinterruption prématurée de létude a été de 16.1% pour le groupe atorvastatine et de 20.3% pour le placebo.

Le critère principal (combinaison de cardiopathie coronaire fatale et dinfarctus du myocarde non fatal) a révélé une différence hautement significative par un hazard ratio de 0.64 (IC 95%, 0.50–0.83) (p=0.0005; atorvastatine 1.9%, placebo 3.0%). Le risque dinfarctus du myocarde symptomatique et non fatal a baissé de manière significative (p=0.0001; atorvastatine 0.9%, placebo 1.8%). Le nombre dévénements coronaires à issue fatale a été de 41 dans le groupe atorvastatine, contre 46 dans le groupe placebo. Le nombre dévénements non mortels a été de 60 sous atorvastatine et de 108 sous placebo. En outre, latorvastatine a permis de réduire significativement la fréquence totale des événements cardiovasculaires et des interventions de revascularisation, à raison de 20% (p=0.0008; atorvastatine 7.6%, placebo 9.5%), le nombre des interventions de revascularisation ayant baissé de 42% (p=0.0002; atorvastatine 1.4%, placebo 2.5%). La fréquence totale des événements coronaires a elle aussi baissé significativement de 29% (p=0.0006; atorvastatine 3.5%, placebo 4.8%).

Les accidents vasculaires cérébraux dissue fatale ou non fatale ont eu tendance à survenir plus rarement dans le groupe atorvastatine que dans le groupe placebo. La mortalité totale et la mortalité dorigine cardiovasculaire nont pas baissé de manière significative.

Le NNT sélève à 90-100 pour 3.3 ans.

Létude CARDS (Collaborative Atorvastatin Diabetes Study) a évalué leffet de latorvastatine sur les maladies cardiovasculaires mortelles et non mortelles chez les patients diabétiques de type 2. Létude a été réalisée sur 2838 patients diabétiques de type 2 (40-75 ans) sans antécédents de maladie cardiovasculaire et montrant un taux de cholestérol-LDL de ≤4.14 mmol/l (160 mg/dl) et des taux de triglycérides de ≤6.78 mmol/l (600 mg/dl). De plus, tous les patients avaient au moins 1 des facteurs de risque suivants: hypertension artérielle (80%), tabagisme (23%), rétinopathie (30%), microalbuminurie (9%) ou macroalbuminurie (3%).

Lors de létude à double aveugle, randomisée, multicentrique et contrôlée par placebo, les patients ont reçu soit 10 mg datorvastatine par jour (n=1428) soit un placebo (n=1410) lors dun suivi moyen de 3.9 ans. Parce quun bénéfice significatif du traitement par atorvastatine a été observé très tôt concernant lefficacité primaire, létude CARDS a été terminée 2 ans plus tôt que prévu.

La baisse des risques relatif et absolu par latorvastatine est la suivante:

Événement

Réduction du risque relatif (%)

Nombre dévénements (atorvastatine contre placebo)

Réduction du risque absolu1

(%)

Valeur p

Événements cardiovasculaires sévères (infarctus aigu du myocarde mortel et non mortel, infarctus du myocarde silencieux, mort coronarienne subite, angor instable, pontage aorto-coronarien, ACTP, revascularisation, accident vasculaire cérébral)

37%

83 contre 127

3.2%

0.0010

Infarctus du myocarde (infarctus aigu du myocarde mortel et non mortel, infarctus du myocarde silencieux)

42%

38 contre 64

1.9%

0.0070

Accident vasculaire cérébral (mortel et non mortel)

48%

21 contre 39

1.3%

0.0163

1 Calculé à partir de la différence entre les taux dévénements (données brutes) durant un temps de suivi médian de 3.9 ans.

ACTP = angioplastie coronaire transluminale percutanée.

Aucun indice na suggéré une différence des effets du traitement due au sexe des patients, à leur âge ou à la valeur initiale de cholestérol-LDL.

Une réduction du risque relatif de 27% a été observée pour la mortalité globale (82 décès dans le groupe placebo contre 61 décès dans le bras de traitement; p=0.0592).

Lincidence totale des événements indésirables ou des événements indésirables sévères était comparable entre les groupes de traitement.

Accident vasculaire cérébral récidivant

Létude Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels (SPARCL) a évalué leffet de ladministration datorvastatine à 80 mg/jr ou de placebo sur la survenue dun accident vasculaire cérébral chez 4731 patients qui avaient fait un AVC ou un AIT dans les 6 mois précédents et qui étaient indemnes de cardiopathie coronarienne connue. 60% des patients étaient des hommes. Lâge se situait entre 21 et 92 ans (moyenne dâge de 63 ans) et la valeur initiale moyenne du cholestérol-LDL était de 133 mg/dl (3.4 mmol/l). La valeur moyenne du cholestérol-LDL pendant le traitement par atorvastatine était de 73 mg/dl (1.9 mmol/l) et de 129 mg/dl (3.3 mmol/l) sous placebo. La durée moyenne dobservation (follow-up) sélevait à 4.9 ans.

Latorvastatine à 80 mg a réduit de 15% le risque de survenue du critère primaire dévaluation, soit un accident vasculaire cérébral mortel ou non par rapport au placebo (HR 0.85; IC 95%, 0.72-1.00; p=0.05 ou après ajustement des facteurs du stade initial 0.84; IC 95%, 0.71-0.99; p=0.03). La mortalité en général (toutes les causes) sélevait à 9.1% sous atorvastatine (216/2365) contre 8.9% sous placebo (211/2366).

Une analyse post-hoc a montré que latorvastatine à 80 mg diminuait lincidence dun accident vasculaire cérébral ischémique par rapport au placebo (218/2365, 9.2% contre 274/2366, 11.6%, p=0.01) et augmentait lincidence dun accident vasculaire cérébral hémorragique (55/2365, 2.3% contre 33/2366, 1.4%, p=0.02).

Le risque de survenue dun AVC hémorragique était plus élevé chez les patients qui avaient déjà fait un AVC hémorragique avant leur entrée dans létude (7/45 sous atorvastatine contre 2/48 sous placebo; HR 4.06; IC 95%, 0.84-19.57). Le risque de survenue dun AVC ischémique était comparable dans les deux groupes (3/45 sous atorvastatine contre 2/48 sous placebo; HR 1.64; IC 95%, 0.27-9.82).

Le risque de survenue dun AVC hémorragique était plus élevé chez les patients qui avaient déjà fait un infarctus lacunaire avant leur entrée dans létude (20/708 sous atorvastatine contre 4/701 sous placebo; HR 4.99; IC 95%, 1.71-14.61). Malgré tout, le risque de survenue dun AVC ischémique a également été baissé chez ces patients (79/708 sous atorvastatine contre 102/701 sous placebo; HR 0.76; IC 95%, 0.57-1.02). Toutefois, il est possible que le risque net de survenue dun accident vasculaire cérébral augmente chez les patients avec antécédents dinfarctus lacunaire lors de ladministration datorvastatine à 80 mg/jr.

La mortalité totale sous atorvastatine était de 15.6% (7/45) contre 10.4% (5/48) dans le sous-groupe des patients avec antécédents dAVC hémorragique. La mortalité totale sous atorvastatine dans le sous-groupe des patients avec antécédents dinfarctus lacunaire était de 10.9% (77/708) contre 9.1% sous placebo (64/701).

Pharmacocinétique

Absorption

Latorvastatine administrée par voie orale est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes après 1-2 heures. Lampleur de labsorption augmente proportionnellement à la dose de substance active. La biodisponibilité absolue de latorvastatine est denviron 14%, et les formes actives disponibles par voie systémique sélèvent à environ 30%. La faible disponibilité systémique est attribuée à la clairance présystémique au niveau de la muqueuse gastro-intestinale et/ou à un effet de premier passage hépatique. La nourriture na pas dinfluence sur la résorption.

Distribution

Le volume de distribution moyen de latorvastatine est denviron 381 l. Latorvastatine se lie à un taux de >98% aux protéines plasmatiques.

Métabolisme

Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et para-hydroxylés et en divers produits de la bêta-oxydation. Linhibition in vitro de la HMG-CoA-réductase par les métabolites ortho- ou para-hydroxylés est équivalente à celle exercée par latorvastatine. Environ 70% de lactivité inhibitrice de la HMG-CoA-réductase circulante est attribuée aux métabolites actifs.

Élimination

Latorvastatine, après sa conversion hépatique et/ou extrahépatique, est éliminée principalement par voie biliaire. Cependant, la substance active ne paraît pas être soumise à une circulation entérohépatique significative.

La demi-vie moyenne délimination plasmatique de latorvastatine est denviron 14 heures chez lêtre humain. La demi-vie de lactivité dinhibition de la HMG-CoA-réductase dure à peu près 20 à 30 heures. Elle est due à la contribution des métabolites actifs qui possèdent une longue vie. Moins de 2% dune dose datorvastatine administrée par voie orale est retrouvée dans les urines.

Latorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques OATP1B1 et OATP1B3. Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme un substrat des transporteurs defflux MDR1 et BCRP, ce qui peut entraîner une limitation de la résorption datorvastatine par lintestin (résorption intestinale) et de son excrétion par la bile (clairance biliaire).

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Les concentrations plasmatiques datorvastatine sont nettement plus élevées (Cmax augmentée denviron 16 fois, AUC augmentée denviron 11 fois) chez les patients souffrant de maladie hépatique chronique dorigine alcoolique (Child-Pugh B).

Troubles de la fonction rénale

Une affection rénale ninfluence pas la concentration plasmatique de latorvastatine ou leffet de cette dernière sur les lipides.

Patients âgés

La concentration plasmatique chez les personnes âgées (≥65 ans) en bonne santé est plus élevée que chez les jeunes adultes, tandis que leffet sur les lipides chez les patients âgés est comparable à celui observé chez les patients jeunes.

Enfants et adolescents

Aucune donnée pharmacocinétique nest disponible chez lenfant.

Sexe

Les concentrations datorvastatine chez les femmes (Cmax supérieure denviron 20%, AUC inférieure de 10%) diffèrent de celles observées chez les hommes. Ces différences nont pas eu dimportance clinique, ne se traduisant par aucune différence cliniquement significative entre hommes et femmes au niveau de leffet sur les lipides.

Tableau 2: Effets des médicaments administrés simultanément sur la pharmacocinétique de latorvastatine

Médicament administré simultanément et posologie

Atorvastatine

Dose (mg)

Rapport AUC&

Rapport Cmax&

# ciclosporine 5.2 mg/kg/jr, dose stable

10 mg 1×/jr pendant 28 jours

8.7

10.7

# tipranavir 500 mg 2×/jr/ ritonavir 200 mg 2×/jr, 7 jours

10 mg en prise unique

9.4

8.6

# glécaprévir 400 mg 1×/jr/ pibrentasvir 120 mg 1×/jr, 7 jours

10 mg 1×/jr pendant 7 jours

8.3

22.0

# télaprévir 750 mg toutes les 8 h, 10 jours

20 mg en prise unique

7.9

10.6

# elbasvir 50 mg 1×/jr/ grazoprévir 200 mg 1×/jr, 13 jours

10 mg en prise unique

1.95

4.3

# bocéprévir 800 mg 3×/jr, 7 jours

40 mg en prise unique

2.3

2.7

# siméprévir 150 mg 1×/jr, 10 jours

40 mg en prise unique

2.12

1.7

# lopinavir 400 mg 2×/jr/ ritonavir 100 mg 2×/jr, 14 jours

20 mg 1×/jr pendant 4 jours

5.9

4.7

#‡ saquinavir 400 mg 2× /jr/ ritonavir 400 mg 2×/jr, 15 jours

40 mg 1×/jr pendant 4 jours

3.9

4.3

# clarithromycine 500 mg 2×/jr, 9 jours

80 mg 1×/jr pendant 8 jours

4.5

5.4

# darunavir 300 mg 2×/jr/ ritonavir 100 mg 2×/jr, 9 jours

10 mg 1×/jr pendant 4 jours

3.4

2.2

# itraconazole 200 mg 1×/jr, 4 jours

40 mg en prise unique

3.3

1.20

# letermovir 480 mg 1×/jr, 10 jours

20 mg en prise unique

3.29

2.17

# fosamprénavir 700 mg 2×/jr/ ritonavir 100 mg 2×/jr, 14 jours

10 mg 1×/jr pendant 4 jours

2.5

2.8

# fosamprénavir 1400 mg 2×/jr, 14 jours

10 mg 1×/jr pendant 4 jours

2.3

4.0

# nelfinavir 1250 mg 2×/jr, 14 jours

10 mg 1×/jr pendant 28 jours

1.74

2.2

#* jus de pamplemousse, 240 ml, 1×/jr

40 mg en prise unique

1.37

1.16

diltiazem 240 mg 1×/jr, 28 jours

40 mg en prise unique

1.51

1.00

érythromycine 500 mg 4×/jr, 7 jours

10 mg en prise unique

1.33

1.38

amlodipine 10 mg en une prise unique

80 mg en prise unique

1.18

0.91

cimétidine 300 mg 4×/jr, 2 semaines

10 mg 1×/jr pendant 2 semaines

1.00

0.89

colestipol 10 g 2×/jr, 24 semaines

40 mg 1×/jr pendant 8 semaines

N/A

0.74**

Al/Mg hydroxide 30 ml 4×/jr, 17 jours

10 mg 1×/jr pendant 15 jours

0.66

0.67

efavirenz 600 mg 1×/jr, 14 jours

10 mg pendant 3 jours

0.59

1.01

# rifampicine 600 mg 1×/jr, 7 jours (administration simultanée)

40 mg en prise unique

1.12

2.9

# rifampicine 600 mg 1×/jr, 5 jours (administration distincte)

40 mg en prise unique

0.20

0.60

# gemfibrozil 600 mg 2×/jr, 7 jours

40 mg en prise unique

1.35

1.00

# fénofibrate 160 mg 1×/jr, 7 jours

40 mg en prise unique

1.03

1.02

& Rapport entre la co-médication et lutilisation datorvastatine seule.

# Pour la signification clinique, voir «Mises en garde et précautions - Effets sur la musculature» et «Interactions».

* Lors dune consommation excessive de jus de pamplemousse (≥750 ml – 1.2 l/jr), des augmentations plus importantes de lAUC (rapport AUC jusquà 2.5) et/ou de la Cmax (rapport Cmax jusquà 1.71) ont été rapportées.

** Rapport calculé à partir dune valeur unique, 8-16 h après la prise.

En raison du double mécanisme dinteraction de la rifampicine, une prise simultanée datorvastatine et de rifampicine est recommandée, car une prise datorvastatine après la rifampicine entraîne une réduction significative de la concentration plasmatique datorvastatine.

La dose de saquinavir/ritonavir utilisée dans cette étude ne correspond pas à la dose utilisée en clinique. Laugmentation des valeurs datorvastatine après une posologie clinique est vraisemblablement plus importante que celle observée dans cette étude. Ce médicament doit donc être utilisé avec prudence et à la plus faible dose nécessaire.

Tableau 3: Effets de latorvastatine sur la pharmacocinétique des médicaments administrés simultanément

Atorvastatine

Médicament administré simultanément

Médicament et posologie (mg)

Rapport AUC&

Rapport Cmax&

80 mg 1×/jr pendant 15 jours

antipyrine, 600 mg en prise unique

1.3

0.89

80 mg 1×/jr pendant 10 jours

digoxine 0.25 mg 1×/jr, 20 jours#

1.15

1.20

40 mg 1×/jr pendant 22 jours

contraceptifs oraux 1×/jr, 2 mois

 

 

 

·noréthistérone 1 mg

1.28

1.23

 

·éthinylestradiol 35 μg

1.19

1.30

10 mg en prise unique

tipranavir 500 mg 2×/jr/ ritonavir 200 mg 2×/jr pendant 7 jours

1.08

0.96

10 mg 1×/jr pendant 4 jours

fosamprénavir 1400 mg 2×/jr pendant 14 jours

0.73

0.82

10 mg 1×/jr pendant 4 jours

fosamprénavir 700 mg 2×/jr/ ritonavir 100 mg 2×/jr pendant 14 jours

0.99

0.94

& Rapport entre la co-médication et lutilisation datorvastatine seule.

# Pour la signification clinique, voir «Interactions».

Données précliniques

Mutagénicité

Aucun potentiel mutagène ou clastogène na été mis en évidence pour latorvastatine au cours de quatre tests in vitro avec ou sans activation métabolique, ou dans un système de tests in vivo.

Carcinogénicité

Latorvastatine ne sest pas révélée cancérogène chez le rat. La dose maximale testée était 63 fois supérieure à la dose maximale utilisée chez lêtre humain (80 mg/jr), rapportée à la dose en mg/kg de poids corporel, et 8 à 16 fois supérieure en ce qui concerne la valeur de lAUC (0 à 24), qui a servi à la détermination de lactivité inhibitrice totale. Dans une étude sur 2 ans réalisée chez la souris, lincidence dadénomes hépato-cellulaires chez les animaux mâles et de carcinomes hépato-cellulaires chez les animaux femelles a augmenté dans le groupe recevant la dose maximale; la dose maximale était 250 fois supérieure à la dose maximale utilisée chez lhomme, rapportée à la dose en mg/kg de poids corporel. Lexposition systémique était 6 à 11 fois supérieure, rapportée à lAUC (0 à 24).

Toxicité sur la reproduction

Les études de fertilité réalisées chez lanimal indiquent que les inhibiteurs de lHMG-CoA-réductase sont susceptibles dinfluencer le développement embryonnaire et fœtal. Latorvastatine a affecté la survie postnatale et la croissance des jeunes rats dès que les mères recevaient des doses supérieures à 20 mg/kg/jr (ce qui correspond à lexposition clinique systémique).

Dans lexpérimentation animale réalisée pour étudier le développement de lembryon et du fœtus, des doses datorvastatine allant jusquà 175 ou 225 mg/kg/jr nont pas influencé la fertilité des animaux mâles et femelles et nont pas eu deffets tératogènes.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C, dans l’emballage d’origine et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

69098 (Swissmedic).

Présentation

Atorvastatine NOBEL 10 mg: emballages blister à 30 et 90 comprimés pelliculés. [B]

Atorvastatine NOBEL 10 mg: flacons en plastique à 220 comprimés pelliculés (destiné aux centres de blistérisation ou aux pharmacies qui mettent sous blister elles-mêmes). [B]

Atorvastatine NOBEL 20 mg: emballages blister à 30 et 100 comprimés pelliculés (sécables). [B]

Atorvastatine NOBEL 20 mg: flacons en plastique à 100 comprimés pelliculés (sécables) (destiné aux centres de blistérisation ou aux pharmacies qui mettent sous blister elles-mêmes). [B]

Atorvastatine NOBEL 40 mg: emballages blister à 30 et 100 comprimés pelliculés (sécables). [B]

Atorvastatine NOBEL 40 mg: flacons en plastique à 120 comprimés pelliculés (sécables) (destiné aux centres de blistérisation ou aux pharmacies qui mettent sous blister elles-mêmes). [B]

Atorvastatine NOBEL 80 mg: emballages blister à 30 et 90 comprimés pelliculés (sécables). [B]

Atorvastatine NOBEL 80 mg: flacons en plastique à 55 comprimés pelliculés (sécables) (destiné aux centres de blistérisation ou aux pharmacies qui mettent sous blister elles-mêmes). [B]

Titulaire de l’autorisation

NOBEL Pharma Schweiz AG, Risch.

Mise à jour de l’information

Mars 2024.